Moshé Macchias, L´Appel, 1953




Moshé Macchias, L´Appel, 1953




Moshé Macchias, L´Appel, 1953




Moshé Macchias, L´Appel, 1953




Moshé Macchias, L´Appel, 1953




Moshé Macchias, L´Appel, 1953

De mémoire et d´Oublis ©

Extraits

Pourquoi tant de haine ?
Il voudrait comprendre.
Il ne quitte plus sa chambre.
Il se réfugie dans les livres.
Il dessine.
[...]
Elle ne sait pas.
Elle ne se doute pas que...
Elle ignore l´existence de celui qui...
Elle en appelle à l´Inconnu.
Elle en appelle à l´inconnu !
Elle en appelle à....
... À qui ?...
À QUI ?
[...]
Je n´ai aucun mérite à avoir survécu.
J´ai, tout au plus, eu la chance d´avoir rencontré quelqu´un, au bon moment.
(Le hasard ? Prouvez-moi que le hasard existe, nom de ... !)
[...]
Ce quelqu´un, ce fut, au départ, Monsieur Henri.
Et Émilie Cohen, sa sœur.
Et Meïr Cohen, son beau-frère.
Et Madame Rose Aboudaram, sa mère.
La famille Aboudaram-Cohen habitait une villa, dans le quartier résidentiel de Nice, à Cimiez.
"La Mascotte" était son nom.

Je dis "La Mascotte" comme je dirais "L´Éden".
Aujourd´hui encore, je m´y réfugie parfois, au hasard de mes pérégrinations d´artiste.
Elle est -aujourd´hui encore- de mes résidences secondaires.
"La Mascotte" s´élève en moi, imprenable, au soleil de ma mémoire
[...]
La villa a beau être isolée, les regards percent les murs.
[...]
À "La Mascotte", c´est l´inquiétude.
La milice française s´active de plus en plus.
[...]
Monsieur Henri confie Robert, Maurice et Hélène , à une toute jeune amie, Catherine Rossi.
[...]
Katouchka !
[...]

Une femme se lève
Une femme se lève
Et la nuit frémit

Une femme se lève
Une femme se lève
Et la mort frémit

Une femme se lève
Une femme se lève
Et l´enfant frémit.

[...]
Katouchka: "Jamais je n´aurais permis à mes enfants de porter l´étoile!" Ici, à Chicago, Katouchka porte haut l´étoile, l´étoile de David, son étoile!

Katouchka :
- "À la balayure tes papiers ! Au lieu de vivre, tu écris. À quoi ça sert, l´écriture ? Oublie le passé! Regarde devant toi !
Contente-toi de vivre, au jour le jour. Je comprends mieux aujourd´hui, Tania, Aviva, Denyse...
Ta femme, tes enfants, ce qu´ils ont dû souffrir avec toi !"
[...]
Début 1988.
Les galets que l´on trouve sur la plage de Nice, sont fort beaux.

J´en ramassai un certain nombre, en souvenir.

Sur l´un d´eux, j´écrivis, à la mémoire de Robert :

Et nous fûmes d´une enfance
Et nous fûmes d´une errance
Frères en éternité

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